Le jour d’après.

Il régnait une atmosphère un peu particulière au Conseil municipal d’hier à Bordeaux.

C’est toujours un peu le cas, les lendemains d’élections. Mais le rituel est en général établi. Les vaincus ont le droit à un moment de consolation. Les vainqueurs aux félicitations.

Là, c’était différent. Aucun vainqueur ou presque. PS, Écolos, Républicains, Front National ont subi une défaite dimanche soir. Plus ou moins cuisante. Plus ou moins injuste. Et j’ai bien sûr une pensée particulière pour Michele Delaunay, dont l’extraordinaire travail n’a pas été récompensée. Mais pour d’autres élus aussi. Pas forcément de mon bord. Etre Elu, c’est d’abord donner. Beaucoup. Du temps surtout. Pris aux siens. À soi. Souvent des sacrifices même si il y a aussi des gratifications. D’abord celle de penser être utile au bien public.
Certes, il y avait parmi nous Marik Fetouh qui peut devenir député dimanche prochain. Mais, il n’est pas tout à fait un Marcheur. C’est d’abord un Modem qui a bénéficié de l’accord électoral avec E. Macron.

Bref, nous  étions bel et bien soixante et un du « Monde d’avant ».

Mais aussi du quotidien des bordelais.

Ce monde justement du lundi, mardi… dimanche, de l’ancrage dans les territoires ne sera presque plus représenté à l’Assemblée nationale. La conjonction du non cumul des mandats et de l’extraordinaire renouvellement provoque cette situation inédite. Il y aura désormais trois France politiques: celle de Paris, très renouvelée, celle des territoires avec ses forces, ses faiblesses mais surtout ses réalités et celle de l’abstention qui ne cesse de croître.

Emmanuel Macron a eu la fulgurante intuition que la crise de notre pays était d’abord une crise du ou des politiques. Pour y répondre, au delà du renouvellement, il faut aussi articuler ces trois dimensions. Mais  pas seulement: les contre pouvoirs, les médias, les associations, la manière de faire…

Apres la parité dans les départements, le non cumul des mandats, la transparence de la vie publique, il faut encore aller plus loin dans l’oxygénation démocratique. Il faudra aussi et surtout tenir tous les bouts de la chaîne. Ne laisser aucune fraction de notre Pays sur le bord du chemin. Agréger. Allier. Ne pas séparer. Éloigner.

En tout cas pour moi, plus qu’un seul horizon: Bordeaux…

Et comme on ne se refait pas, aussi le débat d’idées.

Et dans les deux cas, avec une grande liberté. Surtout envers les appareils.

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