Attentat sur les Champs Elysées

Hier soir, ces 16 derniers mois et dimanche prochain.

La France a donc hier soir été victime une nouvelle fois d’un attentat. Hugo Micheron, jeune et très brillant spécialiste de Daesh indiquait ce matin à la radio que c’était la quinzième attaque dont notre pays est victime depuis l’attaque de Charlie.

C’est en tout cas la première fois, que je n’étais pas à l’Élysée au moment du drame. La première fois que j’ai eu l’information comme tout le monde. Pas de SMS d’alerte. Pas d’information privilégiée. La première fois que j’étais spectateur, que je n’ai pas eu à me poser la question: que faire – ne rien oublier- ou ne pas faire – surtout ne pas déranger. La première fois que la tension était moindre donc. Pas question de déranger mes anciens collègues pour en savoir plus. J’ai trop connu ces moments mêlant concertation, rapidité et mise à distance de ces émotions. Même si elles vous rattrapent toujours.

Alors, j’ai regardé, écouté, observé. Je me suis inquiété de savoir où était ma fille dans Paris. J’ai été transpercé par cette douleur quand je me suis mis à penser aux victimes, à leur famille, à ce jeune policier.

J’ai constaté l’incroyable montée en puissance des forces de l’ordre pour réagir, se mobiliser, se coordonner depuis janvier 2015. J’ai une nouvelle fois été impressionné par ces hommes et femmes. Reconnaissant. J’ai été sensible à l’action du Ministère de l’Intérieur qui doit mener de front la réplique mais aussi contenir les rumeurs, les paniques… L’usage quasi immédiat et extrêmement précis des comptes twitter du Gouvernement, du Ministère, de la Préfecture de Police et des secours. La pertinente intervention du porte-parole.

J’ai été pétri une nouvelle fois d’admiration par François Molins. J’ai eu l’occasion de le croiser, de discuter avec lui plusieurs fois. Il fait partie de ces personnes qui ont permis de déjouer, démasquer mais surtout d’empêcher que le pays bascule. Là aussi. Rapide, extrêmement précis, d’une solidité rare.

Et j’ai aussi suivi les réactions de nous les politiques. J’ai été beaucoup moins convaincu. Pas de tous bien sûr, mais une impression bizarre dans l’ensemble. Cet absolu besoin de réagir, de twitter sa compassion, sa solidarité et surtout de dire « j’existe ». Ces réactions trop rapides autour du second décès, rapidement démenti. Ces soi-disant autres événements dans Paris énoncés en direct sur le plateau télé. Alors qu’il n’en était rien…

Et puis il y a un autre Nous bien sûr. Nous, les françaises et les français. Bien sûr inquiets, saisis d’effroi, de colères… Mais aussi de dignité, de discernement, de robustesse…

J’ai foncièrement confiance en leur réaction.

Cet attentat – qui arrive après de nombreux autres déjoués récemment – ne se produit pas par hasard. Ni dans son lieu. Ni dans sa date. En attaquant la France avec cette brutalité, cette répétition, Daesh cherche à nous effrayer, à nous déstabiliser. Mais cela n’est jamais vraiment arrivé. Nous avons connu des chocs comme jamais depuis plus d’un demi-siècle. Et nous avons continué. A vivre. A travailler. A râler.

Face à tous ces attentats, les Françaises et les Français ont été à la hauteur. Globalement. Constamment.

Dans 48 heures, plus de 45 millions d’électeurs vont être appelés à se prononcer. L’abstention sera probablement forte.

Mais quitte à paraître naïf – ce qui n’est pas forcément ce qui me caractérise le plus – je suis confiant pour cette élection présidentielle. Pour le choix qui va être fait.

Le débat n’a en effet pas été à la hauteur. Les affaires ont pollué, empêché les vrais questions…

Mais en même temps, on a bien vu deux types de candidats. Ceux de la vindicte. Ceux de l’espoir. Avec bien sûr des nuances.

Ceux de la France qui croît en son avenir, ceux de la France qui se rabougrit. Ceux de la France ouverte, rayonnante. Ceux de la France qui se referme.

Soyons les 23 avril et 7 mai une nouvelle fois à la hauteur.

Et au prochain président de savoir le contexte particulier qu’il aura à affronter. Et la nation merveilleuse qu’il aura à diriger. Des talents qu’elle contient. De l’énergie qu’elle a en elle. De la profondeur de son histoire.

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